NM1 : Victoire à Charleville, 68-61

Charleville 13

VICTOIRE DANS LES ARDENNES

La bataille des Ardennes a bien eu lieu, elle s’est même transformée en une furieuse empoignade entre le bataillon local chargé de défendre sa réputation et un commando venu du Sud la baïonnette entre les dents. C’est grâce à leur faculté à associer leur cerveau et leurs poumons à leur jarret, que les hommes du Commandant Arnaud Ricoux sont parvenus à repousser leurs valeureux adversaires par 68 salves à 61.

Au départ, Ricoux avait envoyé ses meilleurs soldats au front mais ils prenaient des rafales de gros calibre au point de reculer de 10 mètres (5-15, cinq minutes après le début des hostilités). Le trouillomètre à zéro et une grande fébrilité pouvaient expliquer ce comportement. Un obus de calibre trois du légionnaire ukrainien Maks Konate initiait un début de révolte qui se poursuivait jusqu’à la première trêve où les Sudistes emmenés par leur capitaine Vincent Ateba et le pétillant tirailleur Rida El Amrani dont on sait qu’il a fait ses classes dans la réputée caserne vichyssoise, revenaient presque sur leur position initiale (15-16).

Dans la foulée, le grenadier voltigeur Parfait Njiba arrivait à planter le drapeau rouge et jaune sur la rive droite de la Meuse. Le tirailleur Ludovic Chelle envoyait un autre obus de calibre trois, le 1re classe Karim Gourari tapait dans le mille et du coup le commando sudiste s’enfonçait gaillardement dans les lignes adverses (32-23). Mais c’était sans compter sur la pugnacité des soldats ardennais qui dans un sursaut héroïque revenaient sur les bords de la Meuse au moment de la seconde trêve (32-31) grâce notamment à l’abattage du rugueux légionnaire Nemanja Kovanusic et à la vista du capitaine Xane D’Almedia.

Le combat déjà intense et sans pitié, montait d’un cran. Chaque assaut était immédiatement réprimé. Les rudes contacts obligeaient les tireurs à la précipitation et les balles partaient sans atteindre le plus souvent les cibles. A la troisième trêve, les hommes du commandant Casimiri repassaient sur la rive gauche de la Meuse pour un petit mètre (47-48). Autant dire que l’issue de la bataille était loin d’être connue.

A force de pilonner la ligne adverse et de défendre son territoire avec autant de courage que de solidarité, les Sudistes repassaient la Meuse sur une attaque fulgurante du Sergent-Chef Jess Delhomme. En capitaine exemplaire, Vincent Ateba réglait la mire son mortier et expédiait coup sur coup deux obus de calibre trois dans la cible, puis Delhomme y allait d’un 2+1 imité par le puissant fantassin Christnel Jean-François (63-56) . Cette fois le bataillon ardennais était touché pour de bon. Il tentait de revenir mais la défense extrêmement virulente et musclée de ses adversaires le mettait en échec. Au moment pile du coup de clairon de l’armistice, le légionnaire Konate trouvait le moyen de réussir une dernière salve qui parachevait la victoire du commando venu de la Drôme.

Si le Commandant Ricoux ne se plaignait pas de la tournure finale, il mettait toutefois un petit bémol sur la manière : « Notre départ était compliqué mais après on a défendu fort. En attaque par contre, notre déchet a été trop important. On a fait de la bouillie. La victoire est quand même un élément de satisfaction ».

Son alter ego Casimiri ne cachait pas sa déception : « Si défensivement nous étions OK, en attaque n’avons rien exprimé. Face à la pression défensive de nos adversaires nous avons perdu trop de ballons et raté trop de paniers faciles ».

Vive le basket,
Vive le SVBD.

Jean Moncharmont (texte et photos)

Charleville 3 Charleville 4 Charleville 5 Charleville 6 Charleville 7 Charleville 8 Charleville 9 Charleville 10 Charleville 11 Charleville 13Charleville 14Charleville 1Charleville 12Charleville 2