HOMMAGE A RASHEED

FINAL FOUR 3

AU REVOIR et MERCI INFINIMENT MONSIEUR WRIGHT

Plume JAUNE (Dennis) le 30 mai 2016

Je fus de ceux qui, en août 2003, l’ont côtoyé dès son arrivée à Saint-Vallier. Nous vîmes débarquer un ailier filiforme. Il venait de terminer son solide cursus universitaire dans la fac de Old Dominion fort d’un diplôme dans la Communication. En NCAA 1, il affolait déjà les compteurs grâce à son adresse diabolique. Nous cherchions un ricain au poste 3 dont la mission était de nous aider à décrocher au plus vite le maintien en Nationale 1, division à laquelle nous venions d’accéder. Si les vidéos de RW sont impressionnantes, rien ne vaut un essai pour rassurer le staff. Pour son premier match amical, il claque 28 points et démontre un énorme potentiel offensif. Il est engagé sans la moindre hésitation. S’ensuivront trois magnifiques saisons au cours desquelles Rasheed enchainera les cartons notamment à domicile. Je pourrais énumérer ses très nombreux exploits mais il me faudrait rédiger un livre, idée qui germe dans son esprit. Il envisage en effet de raconter son parcours riche de treize saisons successives en France. Je vais quand même citer ses 46 points inscrits face à St-Chamond et 45 contre Bayonne au cours du premier exercice. La saison suivante, il contribue grandement à la victoire en Coupe de France contre Epinal (PROB) en compilant 37 pions. Il passera également 40 points à Limoges. En 2005/2006, il prend les choses en mains et inscrit le panier de la victoire face à Roanne (PRO A). Cet exploit en Coupe retentit aux quatre coins de France. Sur ces trois saisons, sa moyenne dépasse les 21 points par match ce qui fait de lui le meilleur pistoléro de la division. Si ses ratios sont supérieurs à domicile, c’est tout bonnement parce que l’homme aime se sentir porté par les encouragements de son public qui le sublime. Entendre son nom scandé décuple sa vaillance et transcende ses performances. Lors d’un déplacement à Bayonne, nous croisons à l’aéroport de Pau l’équipe de Gravelines. Son Manager nous demande si RW a le niveau de la PROA. Nous en sommes persuadés et l’avenir validera cet avis. Avec lui, notre club finit 9ème, 4ème et 3ème échouant déjà aux portes de la PROB. Ayant fait le tour de la Nationale 1, il est temps pour lui d’aller voir plus haut. Durant l’été 2006, il fait un essai à Besançon (PROA) mais, blessé, ne sera pas retenu. Auparavant, il épouse Becky aux Etats Unis.. Quelques mois plus tard, il signe à LEVALLOIS (PROB) et ne tarde pas à prendre la mesure de la division (16 points de moy.) Avec le club francilien, il nous rendra visite en Coupe et inscrira les derniers lancer-francs victorieux. Cette année-là, nous sommes Champions de France sans lui…. Alors que nous accédons à la PROB, il rejoint Vichy en PROA. Il atteindra la finale de la Semaine des As mais avec un coach ultra défensif, ne pourra s’exprimer pleinement en attaque. La télé commence néanmoins à lui accorder des interviews et la presse écrite des reportages au cours desquels, il ne manque jamais l’occasion de clamer que le SVBD est son club de cœur qui a lancé sa carrière. Saint-Vallier se maintient et Rasheed rejoint Poitiers en seconde division. Après la Drôme, débute dans la Vienne une seconde histoire d’Amitié avec un club français et quelques poitevin… qui aujourd’hui soutiennent le SVBD. Il s’intègre parfaitement à l’équipe dont la moitié des éléments jouait déjà ensemble en Nationale 2. Le festival se poursuit. Il est l’homme des paniers décisifs et notamment des buzzer beater. Rasheed se mue en « Sheed ». Un soir d’automne 2008, il enfile 41 points à Nantes. Au terme de la saison, il devient champion de France devant 14 000 personnes à Bercy en battant l’ennemi Limoges et retrouve la PROA. Un an après son record de points en D2, il en passe 38 à Hyères-Toulon, cette fois-ci au plus haut niveau hexagonal. Il n’oublie pas pour autant les dirigeants drômois qui ont contribué à son éclosion. Nous l’apercevrons à l’occasion des funérailles du regretté Joël BLACHE dit « Blachou » qui l’avait pris sous son aile… Ne pouvant se libérer pour celles de Roger VALLON qui nous manque tout autant, il aura, lors de sa venue avec Poitiers aux Deux Rives, quelques semaines plus tard, un geste particulièrement attentioneux envers Danielle. Rasheed WRIGHT n’est pas seulement un basketteur exceptionnel mais aussi un grand Monsieur. Lors de ses trois dernières années en PROA à Poitiers, ses moyennes de points et son temps de jeu diminuent alors que son âge avance. Il est temps de se relancer ailleurs. Au cours de la saison 2012/2013, il effectuera deux piges en PROB à Saint-Quentin puis à Hyères-Toulon avant de retrouver dans l’Aisne un contrat à temps plein l’année suivante. Nous l’affronterons évidemment à plusieurs reprises. Je me souviens, fin 2012, nous gagnons à Saint Quentin notre premier match de la saison à l’extérieur alors que Rasheed nous en met 30 dans la musette. La saison est à peine terminée que nous l’apercevons sur notre Tournoi du 8 mai. Il est descendu proposer ses services à notre Président. Il souhaite boucler la boucle sur les bords du Rhône dans son club qui, dit-il, lui a permis d’avoir la carrière qu’il a réalisée. Il veut ramener les « sang et or » en PROB, joie à laquelle il n’avait pu goûter lors de son premier passage sur les bords du Rhône. La saison dernière, lors de la belle des ¼ de finale, il sort un match stratosphérique face à Rueil et culmine à 44 d’évaluation pour envoyer le SVBD au final four à Vichy. Malheureusement, l’aventure s’arrêtera en ½ finale. Sa troisième fille naitra chez nous sur une terre qui le rassure. Cette année, nous échouons avec lui en finale. A chaque déplacement, nous parlions pourtant de retrouver ensemble la LNB. Cela restera un échec dans la vie de ce compétiteur hors nomes. Au retour d’un de nos longs périples, il apprit la disparition de son ami Cédric OGIER qui le bouleversa. Son discours d’adieu sur le podium quelques minutes après la défaite face à Aix fut particulièrement émouvant.

Au total, il aura disputé sous nos couleurs 175 matches officiels (championnat et Coupe) et inscrit 3 276 points soit une moyenne de près de 19 unités par match. Il aura été le meilleur scoreur de l’équipe à 89 reprises soit 1 match sur 2. Il aura également atteint 16 fois la barre des 30 points. Mais, au-delà des chiffres, nous retiendrons son professionnalisme, sa capacité à débloquer des situations compliquées, ses valeurs humaines et son respect de l’institution. En effet, jamais en cinq saisons, nous ne l’avons entendu émettre la moindre critique.

Monsieur WRIGHT a intégré notre Hall of Fame voilà plusieurs années, il nous reste à actualiser les données qui tiendront compte de ses derniers exploits.

Nous savons désormais que si nous souhaitons le revoir, il nous faudra traverser l’Atlantique…

Aux dernières nouvelles, Rasheed devrait dans un premier temps profiter de ses trois filles et Becky coacher dans son ancienne fac…

Au fait, Madame et Monsieur WRIGHT, bon anniversaire de mariage. Cela fera dix ans ce samedi….

Rasheed dribble 2

Rasheed dribble

FINAL FOUR 14

FINAL FOUR 3

Angers 8

Blois 4

SVBD Chartres 3

SVBDVitré3

10985598_404338833075230_636080398552785633_n

A54Q3659

A54Q4104